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Petit mot d’une adulte de demain

Dans quelques mois, je recevrai mon diplôme d’études secondaires. Ce sera une autre expérience qui s’achèvera, une expérience à la fois enrichissante et éprouvante. J’embarquerai par la suite dans une nouvelle aventure qui sans aucun doute se révélera formatrice. C’est également en 2017 que je célèbrerai mon dix-huitième anniversaire. Je dois avouer être habitée de sentiments contradictoires à cette pensée. Je ressens à la fois une certaine impatience et un sentiment d’appréhension face à l’idée de devenir officiellement une adulte. Peut-être est-ce pour cela aussi que je tiens à m’investir dans une cause que j’ai à cœur, puisque ce sont ces actions qui pourvoient nos vies de sens?

En 2015, j’ai approché Aneb. Je désirais m’impliquer dans cette mission de venir en aide aux gens souffrants de troubles alimentaires et aux personnes qui les entourent. J’ai alors entrepris des démarches au sein de mon école pour qu’ait lieu une conférence. Je souhaitais vivement informer mes camarades sur ce sujet et leur présenter une précieuse ressource.

En outre, collaborer avec Aneb me permet en quelque sorte de démontrer mon désaccord vis à vis tous ces messages que l’on m’envoie, vis à vis cette pression constante d’être parfaite que l’on m’impose, contre lesquels je ne suis point immunisée.

En me basant sur ma propre expérience en tant qu’adolescente dans cette ère de surmédiatisation, je peux témoigner de l’importance de la solidarité féminine. Je ne prétends pas que seules les adolescentes peuvent souffrir de troubles alimentaires, ce qui est tout à fait faux. Cependant, elles représentent un grand pourcentage, voilà une autre raison pour laquelle j’ai décidé de m’impliquer auprès d’Aneb.

Depuis quelque temps, je m’occupe d’un projet chez ANEB que je vous présenterai sous peu: un bulletin sur les initiatives inspirantes des jeunes. J’ai choisi de laisser la parole à d’autres adolescents, parce que ce que nous vivons nous donne des choses pertinentes à dire, parce que d’initiative nous faisons preuve, parce que d’inspiration nous débordons, parce que nous sommes les adultes de demain, et que bien que cela puisse nous sembler un peu intimidant, nous acceptons volontiers les responsabilités qui s’y rattachent. C’est à nous que reviendra non seulement le pouvoir, mais surtout le devoir de façonner le monde à notre façon. En faisant preuve d’initiative et en nous opposant à ce qui nous paraît injuste, nous y parviendrons.

Il entre autres suffit de penser au comité d’élèves contre la stigmatisation des maladies mentales du Collège Beaubois ou encore à la jeune fille qui a lancé une pétition pour s’opposer à la pesée dans les cours d’éducation physique des écoles secondaires du Québec; pétition qui d’ailleurs porté fruits.

Cela semble peut-être être un peu naïf ou trop ambitieux, mais j’espère vous démontrer que nous sommes point indifférents à ce qui ce passe autour de nous, que demain est entre bonnes mains.

Tamara Herrera Fortin.

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